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FULL KITE   >>   Un exemple de sport extrême.

Un exemple de sport extrême.

Messagepar Teddy » Lun 11 Mars 2019 22:57

Avec une aile d'environ 2 m carrés maximum, vraiment pas beaucoup de portance avec ce type d'aile et en plus d'en avoir peu (de portance), il en a manqué car il était vraiment bas à la fin. Pas de moteur donc on parle ici d'un genre de planeur...

Pour ce qui est du qualificatif extrême accolé à une activité, et bien le plus vrai est fort probablement que tout est relatif.

Vidéo à voir jusqu'au crash dans un arbre à la fin.

https://www.youtube.com/watch?v=wVlVRGdR1CU
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Teddy
 
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Re: Un exemple de sport extrême.

Messagepar Teddy » Ven 22 Mars 2019 16:49

Mais effectivement, dépendant des conditions, le kitesurf est effectivement un sport extrême (Ou bien avec accident extrême possible, comme par exemple en ski ou vélo) et surtout avec la sécurité et formation qui ne sont vraiment pas à prendre à la légère.

Bonne lecture pour ceux comme moi qui n'avait pas déjà lue. J'imagine que ce qui peut-être informatif ici peut-être repris. J'ai aussi pris la peine de copier les sources adéquatement je crois.

Merci aussi à l'auteur d'avoir partagé un texte d'une aussi grande qualité et aussi informatif.

Démontre que vraiment un relatif petit accroc peut vraiment rendre le tout vraiment dangereux pour le moins...

Voici ici le texte copié :



Voilà le récit que je cherchais: ça donne froid au dos:

viewtopic.php?f=1&t=7572&p=43584&hilit=Accident+Hatteras#p43584

Le texte intégral:

Récit d'une quasi-noyade au Cap le 6mai dernier
Messagepar Benix » Mer 22 Mai 2013 23:47

Je viens de lire un tread sur Kitezone concernant une quasi noyade survenue de le 6mai.
Intense.
Le récit du survivant dit tout:
À lire attentivement.
Après un mort à Oka, un autre en surf à Lachine.
Il me semble que les alertes de la vie nous sonnent un bon son de cloche...

Rodons safe!
Voici le lien :
http://kitezone.ca/forum/topic/accident ... sa-lundi-6
Voici le récit:

Bonjour à tous,

Mon nom est David Rodrigue et je suis celui qui a eu l’accident en mer à Frisco en face du washout le 6 mai 2013.

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre souci à mon égard et vous confirmer que je me porte bien. J’espère par la présente pouvoir répondre à vos questions de façon satisfaisante et me permettrai de le faire en élaborant quelque peu en espérant que mon incident pourra bénéficier à d’autres.

J’ai eu la chance de retracer avant mon départ du Cap Hatteras Jack Hicks et de le remercier en personne. Jack est la personne qui est initialement venu me saisir en mer après m’avoir vu à distance. Il est la dernière personne que j’ai vue alors qu’il courrait vers moi, avant que je sombre pour la deuxième et dernière fois sous l’eau et m’y noie en m’évanouissant. La vie a fait qu’il se soit rendu à moi à temps et que mon corps ait sursauté et expulsé une parti de l’eau qu’il contenait lorsqu’il m’a repêché et secoué/compressé. L’ironie est que je sentais avant de sombrer le bout de mes pieds toucher le fond de l’eau; je m’étais donc rendu près du bord, mais je n’avais plus la force de bouger mes membres, je me suis évanoui en sombrant et l’océan a réclamé son dû. Comme quoi la vie est bonne quand on considère que je vous écris malgré tout présentement ces mots.

La deuxième personne qui est venue assister Jack est Sébastien, que je n’avais pas retrouvé mais que je retrouve présentement par le biais de ce post. De ce que je me souvienne des moments où j’étais conscient, Sébastien est venu rejoindre Jack dans l’eau pour l’aider à me hisser sur la plage. De ce que j’entendais dans mes moments de conscience, Sébastien et Jack ont été seuls avec moi pendant plusieurs minutes sur la plage et Sébastien a pris en charge les premiers soins. Merci beaucoup Sébastien; je n’ai pas vu ton visage, mais je me souviens que tu m’aies dit que nous nous reverrions au moment où on me chargeait dans l’ambulance. J’y compte bien, j’aimerais te remercier en personne.

Pour satisfaire ceux qui aiment les détails, on m’a chargé dans l’ambulance dans le but de me conduire à l’hôpital de Nags Head. En route, ma pression a subitement chuté et mes signes vitaux aussi. Ils ont réagi rapidement pour me récupérer et me stabiliser et ont commandé un hélicoptère qui a rencontré l’ambulance à Nags Head. On m’y a transféré et transporté d’urgence jusqu’à l’hôpital de Norfolk. C’est à Norfolk qu’on m’a stabilisé et que tout s’est amélioré. Une fois le tout de retour à un niveau acceptable, radiographies et scan CTI ont confirmé qu’il n’y avait plus d’eau dans mes poumons et aucune fracture à la tête. J’ai été relâché de l’hôpital le soir même vers 22h30 et il m’a fallu les trois jours suivants pour récupérer.

Pour ceux qui se questionnent sur les circonstances de l’accident, le chicken finger de mon chicken loop s’était défait à mon insu. Au sommet d’une vague mon chicken loop s’est décroché, ce qui m’a surpris et arraché le kite des mains. Le temps de récupérer le kite par la laisse et me raccrocher a été suffisant dans les circonstances pour que je ne puisse l’empêcher de tomber à l’eau et moi de même. Je n’ai pu le repartir à temps. Ceux qui étaient en mer cette journée là savent comment étaient la houle et les vagues au delà du breaker. La première vague qui a frappé mon kite m’a propulsé comme une fusée à grande profondeur. J’ai largué après avoir eu énormément de difficulté à remonter en surface. La deuxième qui a saisi mon kite largué m’a trainé et maintenu tout aussi creux et la remonté en surface a été tout aussi difficile et épuisante. J’ai largué le kite au complet une fois en surface en coulant de nouveau et en réalisant que je ne remonterais pas d’une troisième vague dans mon kite s’il était toujours attaché à moi. J’ai alors poursuivi mon combat sans mon kite. Déjà épuisé et à bout de souffle, j’ai rapidement réalisé qu’il me serait impossible de me rendre au bord et que j’étais de plus pris dans un courant d’arrachement. Quoique que je continuerais bien sûr d’essayer d’atteindre la plage, je comprenais bien que la seule chose qui me sauverait serait d’atteindre mon kite qui flottait quelque part et/ou que quelqu’un me voit et fasse je ne sais quoi. Durant les dix minutes qui ont suivi, qui ont mené à mon épuisement total et ma noyade en m’évanouissant, j’ai vu des riders me passer à très courte distance à plus de cinq reprises, sans me voir ou m’entendre. À partir de la troisième fois je n’étais plus capable de crier de toute façon. J’ai aussi à un moment donné vu mon kite me passer en flottant à environ dix pieds de moi; pendant un instant, seule une vague nous séparait. Je l’ai regardé, mais je n’étais à ce moment plus capable de bouger malgré tout mon vouloir et la réalisation de ce qui se passait et de ce qui allait inévitablement se produire; j’étais seulement capable de me maintenir de peine et de misère en surface avec ce qui restait de mouvement dans mes mains et mes pieds. Sans détailler tout le reste et mon épreuve intérieure vécue simultanément et durant les minutes qui ont suivies, vous connaissez la suite.

Donc que dire après coup et maintenant que je suis ici alors que j’avais compris et accepté que je ne m’en sortirais pas?

Nous ridions mon ami et moi en système copain-copain. Dans cette mer il ne m’a pas vu tomber. Il n’aurait de toute façon pas pu faire grand chose sans risquer de se retrouver lui aussi dans la même situation que moi avec moi. Donc, est-ce que quelque chose aurait pu changer le cours de tout ce qui s’est passé? Oui. Une seule : une veste de flottaison. Sans aucune prétention voulue, je suis un kitesurfer expérimenté et un kitesurfer expérimenté en mer. Je suis très sportif, en excellente condition physique et un ex-nageur de compétition. Donc, j’imagine que je me faisais depuis toujours la même réflexion que la majorité des kitesurfers, considérant que la majorité ride en mer sans veste de flottaison : je suis expérimenté, je suis athlète, j’ai mon kite pour m’aider et me maintenir en surface si je suis à l’eau et que des vagues hautes et puissantes me frappent, et de toute façon une veste de flottaison est bien encombrante en kite, surtout à mon niveau… Eh bien, une fois le kite largué par nécessité en raison de quelque chose qui ne devait pas se produire, surtout pas à quelqu’un de mon niveau (lisez bien le sarcasme ici), ce qui restait c’était moi et l’océan, avec tout l’équipement que j’avais sur le dos. Et pour ceux qui pensent qu’un wetsuit ça flotte, repensez bien aux conditions dans lesquelles sa flottaison est perceptible et fait une différence… ce n’est définitivement pas en mer quand des vagues vous cassent sur la tête en vous propulsant cul-sur-tête à des profondeurs remarquables. La réalité est que j’ai dépensé 98% de mon énergie à tenter de remonter à la surface à chaque fois, ainsi qu’à me maintenir en surface après-coup. Et pour ceux qui pensent encore qu’on peut se délester d’une partie de son équipement dans une telle situation, repensez-y bien; j’ai des nouvelles décevantes pour vous. Donc comme je le mentionnais, une fois décroché de mon kite ce n’était plus que l’océan et moi dans ma grande capacité athlétique (oui, lisez ici encore une fois le sarcasme). Et c’est l’océan qui a gagné. Et il me méritait dans toute ma prétention de kitesurfer expérimenté qui ride dans une telle mer sans veste de flottaison. Je ne peux que remercier la vie d’avoir décidé de me garder avec mon épouse et mon garçon de deux ans… ainsi que remercier Jack et Sébastien d’avoir été là.

À bon entendant… mon incident et mon pied-de-nez à la mort seront vite oubliés dans la communauté de kitesurfing. Et l’océan, même animé comme il l’était le 6 mai 2013 à Frisco, recommencera vite d’avoir l’air bien insignifiant face à l’expérience athlétique et de kitesurfer de chacun. Et la veste de flottaison continuera conséquemment de sembler bien encombrante pour peu de risques… Je ne peux vous laisser qu’avec un conseil : assurez-vous de rester bien accroché à votre kite. Et de plus, n’oubliez pas que c’est exactement ce que je me disais moi-même : je suis expérimenté et je ne me décrocherai jamais de mon kite en mer car c’est ma sécurité; et de toute façon, si je devais avoir un vrai pépin je prendrais mon kite comme flotteur et/ou je nagerais jusqu’au bord... comme quoi on a toujours les arguments pour se convaincre soi-même de ce que nous voulons bien.

Pour ma part, je retournerai définitivement en mer lorsque je serai prêt. Mais jamais sans une veste de flottaison. En avoir eu une lors de cette journée, tout aurait été différent et je me saurais sauvé de ces lignes que je viens d’écrire. Le tout, quoique dangereux en soi, se serait probablement limité à une bien mauvaise expérience durant laquelle j’aurais flotté en surface en combattant les vagues, en buvant plusieurs tasses d’eau, et en attendant d’être repéré et\ou de réussir à me rendre à la plage.

J’avoue aujourd’hui avec beaucoup d’humilité la honte que je ressens face à la prétention qui m’a nourrie pendant toutes ces années pour que je me convainque de rider en mer forte sans veste de flottaison. Encore une fois, à bon entendant…

Pour conclure, merci à tous ceux et celles qui ont exprimé souci et désir d’avoir des nouvelles. Et merci encore à Jack et Sébastien. N’oubliez pas ce jour; vous avez fait qu’une vie est restée de ce monde.

Sincèrement,

David

Posté le 21 mai 2013 - 19:23 #
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